Exposition - Besançon (25)

Carte blanche à Louis Ucciani
Galerie Jean Greset

par Siloé PETILLAT

La galerie Jean Greset, récemment ouverte, a proposé à Louis Ucciani une carte blanche à l’occasion de la parution de son dernier livre Distance irréparable (Presses du Réel). Il a réuni des œuvres de Marcelle Baumann-Messagier, Jean-Claude-Bonnet, Jérôme Conscience, Lin Delpierre, Bruno Girard, Michel Guet, Pascal Lombard, Didier Marcel, Alain Mathiot, Jean-Paul Mauny, Jean Messagier, Matthieu Messagier, Simon Messagier, Marcel Miracle, Aurélie Nemours, Jean-Luc Parant, Ian Patrick, Denise Pegeot, Claudy Pellaton, Barbara Puthomme, Loïc Raguénès et Gérard Collin-Thiébaut.

Louis Ucciani enseigne la philosophie à l’université de Franche-Comté où il est membre du Laboratoire de Recherches philosophiques sur les logiques de l’agir (EA2274). Auteur de plusieurs ouvrages sur l’art, il est d’autre part directeur de publication des Cahiers Charles Fourier et de PHILOSOPHIQUE.

Louis Ucciani, Distance irréparable (Presses du Réel) Présentation de l’ouvrage Distance irréparable :

La distance irréparable c’est la faille qui sépare de façon radicale le texte de l’image. C’est cette faille que Bachelard habitait de son droit de rêver qui visait à tenter des lignes de cohérence philosophiques en vue ou en réserve d’une esthétique à construire. Dans cette lignée, le présent ouvrage, sur un parcours analogue, dans les marges ou les limites extérieures de l’art que sont l’art brut, le dessin d’enfant, l’art des taches, dans celles plus internes que sont l’art expérimental et ses extensions à visée politique, tente, à sa façon, de poser des points relais pour une esthétiké. Cela passe par la tentative de redéfinition des logiques et des stratégies de la représentation telle qu’elle se déploie de Schopenhauer à Debord. L’esthétique y paraît comme une aire expérimentale où les sphères du savoir trouveraient à se recomposer. En même temps l’exercice tente de réfléchir le mode d’approche philosophique de l’image qu’elle soit produite par l’enfant, le fou ou l’artiste. Le choix semble se tourner vers une rêverie, qui réfère à Bachelard, dans laquelle s’expérimente le chiasme où le philosophe artiste contemple son double à savoir l’artiste philosophe.
Louis Ucciani

Plus d’info :
- site de la galerie Jean Greset
- site des Presses de réel

P.-S.

- Exposition du 1er au 11 septembre 2010 ; entrée libre
- Vernissage en présence des artistes le mercredi 1er septembre 2010 à partir de 16h
- Ouvert du mercredi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h ainsi que sur rendez-vous
- Galerie Jean Greset, 5 rue rivotte 25000 Besançon