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- David askevold - Love Mansion, 1997
Communiqué de presse :
« J’ai parfois pensé au travail de David comme à une version structuraliste des rituels filmiques de Kenneth Anger. Le délire peut-il être expérimenté, être analysé ? Ne risque-t-on pas alors de rompre la séduction, les mystères du délire ? Eh bien, Askevold parvenait à avoir le beurre et l’argent du beurre aussi. Il était un scientifique de la désorientation. Mike Kelley
Depuis la fin des années 60 jusqu’à sa mort en 2008, David Askevold a été un pionnier de l’expérimentation vidéo, sonore, textuelle ou photographique. Né dans le Montana en 1940, il a essentiellement vécu à Halifax où, au début des années 70, son enseignement expérimental au Nova Scotia College of Art and Design, et notamment sa Project Class récemment documentée par le jeune artiste mexicain Mario Garcia Torres, a joué un rôle essentiel dans l’histoire de l’art conceptuel. Cette influence se prolongera encore à Calarts, où à la fin des années 70, il enseignera à des étudiants comme Mike Kelley ou Tony Oursler dont les œuvres portent encore en elles les traces de son univers.
L’œuvre d’Askevold, surtout à ses débuts, associe des systèmes et structures systématiques à des narrations élusives pour créer un univers d’où semble fuir toute signification stable. Le flou, le mouvant, l’obscurité et les ombres caractérisent un vocabulaire formel d’où émanent un trouble et une émotion, un humour noir aussi, qui le distingue des pratiques conceptuelles qui lui sont contemporaines. L’occulte, les rituels, la musique country font partie des références culturelles privilégiées par Askevold dès la fin des années 60. Souvent Askevold décline une œuvre sous plusieurs formes, œuvre sonore qui devient une vidéo ou une édition photographique.
Au Consortium, pour la première fois depuis 30 ans, une exposition rassemblera une quinzaine des œuvres parmi les plus essentielles d’Askevold, de la fin des années 60 à aujourd’hui. Trois installations majeures ont été reconstituées pour structurer l’exposition : Kepler’s Music of the Spheres (1971 – 1973), Delville’s visit (1981), Two Hanks (2002) et une collaboration avec Tony Oursler (achevée par Tony Oursler après la mort d’Askevold). Autour d’elles, trois installations photographiques majeurs : The Ambit (1975 – 1976), Ten States in the West (1978 – 1979), Poltergeist and Two Dreamers (with Mike Kelley) (1979). Des films, dessins et éditions permettront de découvrir en profondeur l’œuvre d’un artiste complexe, émouvant, influent, mais méconnu. » (Anne Pontégnie)
Plus d’info : site du Consortium


