Exposition - Art du XIXe siècle

François et Sophie Rude, citoyens de la Liberté. Un couple d’artistes au XIXe siècle
Musée des beaux-arts de Dijon - Musée Rude - La Nef

par Siloé PETILLAT

Le musée des beaux-arts et le musée Rude mettent à l’honneur le couple Rude. Une occasion de se replonger dans leur univers néo-classique et romantique. À la Nef, Jacques Perreaut (né en 1948) propose une interprétation originale du chef d’œuvre de François Rude, La Marseillais.

Communiqué de presse :

Le musée des beaux-arts rend hommage au couple d’artistes d’origine dijonnaise : le sculpteur François Rude (1784-1855) et sa femme peintre, Sophie Rude (1797-1867), longtemps restée dans l’ombre de son époux.

L’exposition suit le cheminement parallèle des trajectoires affectives et artistiques des deux artistes, de Dijon à Paris, en passant par l’exil bruxellois à la chute de l’Empire. Nourris tous deux par la leçon classique des Devosge à l’École de dessin de Dijon, ils n’échappèrent pas aux séductions du romantisme et puisèrent souvent aux mêmes sources d’inspiration.

Sophie Rude, Portrait de François Rude, 1842 - Huile sur toile, 100x81,5 cm - Musée des beaux-arts de Dijon © Musée des Beaux-Arts de Dijon / François Jay

François Rude est un sculpteur majeur du XIXe siècle et l’un des meilleurs représentants de la sculpture romantique. Il est l’auteur d’une icône de l’art français, le relief du Départ des Volontaires de l’Arc de Triomphe à Paris, universellement connu sous le nom de La Marseillaise.

En alliant la tradition classique à un lyrisme puissant, il apporte un nouveau souffle à la sculpture dont Carpeaux, Bourdelle et Rodin ont saisi toute la modernité.

Sophie Rude, Autoportrait,1841 - Huile sur toile, 65x54,2 cm - Musée des beaux-arts de Dijon © Musée des Beaux-Arts de Dijon / François Jay

Sophie Rude, disciple de David à Bruxelles, délaisse rapidement les sujets mythologiques et historiques pour se consacrer au portrait intime et bourgeois. Remarquée aux Salons belges puis parisiens, elle excelle dans ce genre par son sens aigu de la psychologie et son réalisme élégant.

L’exposition s’appuie sur les recherches les plus récentes qui ont profondément renouvelé nos connaissances sur ces deux artistes et sur les riches collections du musée des beaux-arts et du musée Rude de Dijon. Elle a été reconnue exposition d’intérêt national par le ministère de la Culture.

François Rude - Hébé et l'aigle de Jupiter, 1855 - Marbre, 253x120x80 cm - Musée des beaux-arts de Dijon © Musée des Beaux-Arts de Dijon / François Jay

Une centaine d’œuvres sont présentées au musée des beaux-arts, et les moulages monumentaux, dont La Marseillaise, au musée Rude. Jacques Perreaut, artiste bourguignon, propose un contrepoint contemporain autour de La Marseillaise à la Nef.

Plus d’info : site du musée des beaux-arts de Dijon

François Rude - Le Départ des volontaires, maquette originale de 1792, 1833-1836 - Plâtre, 216x134x49 cm - Musée des beaux-arts de Dijon © Musée des Beaux-Arts de Dijon / François Jay

P.-S.

- Exposition du 12 octobre 2012 au 28 janvier 2013
- Tarif plein : 5€, tarif réduit : 3€
- Musée des beaux-arts, Palais des Ducs et des États de Bourgogne 21000 Dijon : ouvert de 9h30 à 18h jusqu’au 31 octobre et de 10h à 17h à partir du 2 novembre sauf les mardis et les 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier ; ouverture en soirée de 19h à 21h les 28 novembre, 19 décembre et 23 janvier
- Musée Rude, rue Vaillant 21000 Dijon : ouvert de 9h30 à 18h jusqu’au 31 octobre et de 10h à 17h à partir du 2 novembre sauf les mardis et les 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier
- La Nef, 1 place du Théâtre 21000 Dijon : ouvert du mardi au vendredi de 11h à 18h, le samedi de 10h à 17h