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Communiqué de presse :
Depuis plusieurs années, le musée archéologique invite des artistes contemporains à investir ses espaces. Cette année l’expérience se renouvelle avec Gérard Alary. L’installation de quatre très grandes toiles dans le dortoir des Bénédictins est une proposition artistique à part entière : occuper cet espace immense, empreint de mémoire sans le nier.

Il s’agit dans un lieu serein, de s’affronter grâce à l’art, à la part la plus dure de la vie, selon les termes de l’artiste lui-même, de rechercher un espace plus essentiel, plus réel que celui de la réalité.
Olivier Kaeppelin évoque à propos du travail de Gérard Alary « la certitude de notre propre fin... » « ...le passage éphémère ... » ; l’archéologie, elle, répond : traces, vestiges qui résistent au Temps. C’est à cette confrontation des regards, celui de l’artiste et celui de l’archéologue que le musée invite le visiteur.

« La peinture de Gérard Alary est une peinture de célébration, puissante et conquérante.
Habitué aux défis des grands espaces cultuels (La Vieille Charité à Marseille, La Salpétrière à
Paris, Les Célestins à Avigon), l’artiste propose dans le dortoir des Bénédictins quatre toiles
monumentales dans une scénographie inédite où œuvre et espace se répondent.
Intitulées « Les Anonymes » elles accueillent les visiteurs comme un immense livre ouvert où
le geste de peinture inscrit des vanités dont l’origine renvoie à la culture universelle : libre à
nous de penser au Saint Soleil de Haïti, aux rites qui questionnent la mort, à la fonction
référentielle des reliques occidentales.
Peinture, théâtralité, pensée magique autant de dimensions qui animent comme un tourment
jubilatoire la Peinture de Gérard Alary. »
Michel Enrici

Plus d’info :
site de la Ville de Dijon
site de Gérard Alary

