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Communiqué de presse, par Nadège Marreau :
« Isabelle Ménétrier interroge la matière et son énergie tant dans les propositions dites “artistiques” que celles dites de design et leur éventuelle fabrication industrielle. Elle questionne également la place du public tant dans son engagement physique et sensible, qu’intellectuel. Si ses préoccupations actuelles s’articulent autour de la notion d’espace, il est bien évident qu’elles la conduisent inévitablement à l’individu, à nos façons d’habiter l’espace, de l’encombrer, d’y circuler, de s’y rencontrer... Ces réflexions s’appliquent aussi bien à l’espace public que privé. Ses préoccupations proches de l’aménagement urbain et du design, la mènent à créer un module qu’elle appelle le “petit b”. Comme son nom l’indique, ce module a la forme d’un b. Utilisé seul ou combiné, ce module peut devenir tour à tour étagère, assise, bureau, banc, espace de réunion...Conjointement, elle finalise cinq pièces de petits mobiliers pour l’industriel Tolix. Pour cette artiste, design et art sont inséparables, dans le sens où le design doit porter en lui des notions artistiques et ainsi être une continuité possible de l’art. Pour son intervention dans l’appartement/galerie Interface, Isabelle Ménétrier est partie du mot Interface. “La vie est une succession de passage du dedans au dehors du dehors au dedans.“ En questionnant le sens du mot, l’artiste propose une réflexion sur la notion d’intériorité et d’extériorité. En quoi cet espace est ouvert sur l’extérieur, comment dialogue-t-il avec l’extérieur. A partir de dispositifs très différents, Isabelle Ménétrier nous conduit petit à petit dans l’appartement et nous permet de (re)découvrir son intérieur. L’exposition révèle le caractère ambivalent du lieu. Dans la première salle, le mur est l’élément central. “Le mur construction aléatoire, posé là s’appropriant un morceau de l’espace. Plan vertical, dressé, à détruire ou à construire à souhait. Une limite posée là. Un mur seul ne fait que fragmenter un espace, à lui seul n’empêche rien, on peut le contourner, il doit rencontrer nécessairement d’autres limites pour clôturer l’espace.” Dans ce premier espace une installation sonore et visuelle vient révéler le caractère public de ce lieu devenu, aujourd’hui, espace l’exposition. Une série de dessins sur toile transparente dévoile l’espace de l’autre côté du mur. Des moulures sont posées à travers la pièce. Chaque dispositif sonore, visuel ou plastique met à nu l’autre côté des murs. La seconde salle fonctionne comme un sas intermédiaire entre le dehors et le dedans où la question de l’enfermement vient à se poser. Cette pièce s’articule autour d’une structure de panneaux fluide et labyrinthique dans laquelle le spectateur s’y peut ciculer. En allant jusqu’à la cave, une vidéo réaliser à partir de mouvement de cloisons questionne une nouvelle fois la notion d’architecture et d’agencement de l’espace. Traités comme une suite d’expériences, les installations, sculptures, et vidéo créent un dispositif interrogeant les notions d’intériorité et d’extériorité. »
Plus d’info : Site d’Interface


