L’art contemporain dans l’espace urbain

par Florian BOURGEOIS, Siloé PETILLAT

Yaacov Agam - Tente

Yaacov AGAM, tente ; photographie Florian Bourgeois Yaacov Agam, tente, 1974, acier inoxydable, 14 x 7 mètres, procédure d’acquisition : 1% artistique, contexte d’acquisition : accompagne la construction de la faculté Sciences Mirande à Dijon, localisation actuelle : faculté des Sciences Mirande, campus de Dijon

Yaacov Agam est né à Israël en 1928. Elève du Bauhaus, il étudie à Zurich puis à Paris. A partir des années 50, il s’intéresse à l’animation plastique de ses œuvres. Passionné de technologie, il est l’un des premiers artistes à utiliser la vidéo. Ses œuvres aux éléments mobiles sont transformables et tendent à exprimer la quatrième dimension, celle du temps. Il participe à la première exposition internationale d’art cinétique à la galerie Denise René, à Paris, en 1955 et est considéré comme l’artiste majeur de ce mouvement. Yaacov Agam sollicite le spectateur par le déplacement du point de vue. C’est en se déplaçant autour de ses tableaux statiques que l’on découvre ses multiples possibilités.

Tente est un parfait exemple de ses recherches. Le spectateur participe à la création perpétuelle d’un nouveau volume et d’un autre espace en déplaçant les éléments tubulaires.

Stephen Antonakos - Welcome

Stephen Antonakos, Welcome, 1999, néons et panneaux peints, procédure d’acquisition : dépôt du FNAC, localisation actuelle : pignon extérieur du bâtiment Droit-Lettres, campus de Dijon

Stephen Antonakos est né en 1926 en Grèce. Vit et travaille à New-York. Artiste américain, il a toujours travaillé à partir de formes géométriques, en peinture et en sculpture. Dans les années 50, il crée des assemblages, des collages et des constructions avec toutes sortes d’objets. En quête de nouveaux matériaux pour son art, il opère un virage déterminant dans sa carrière lorsqu’il commence à travailler avec le néon, au début des années 60. La linéarité et la flexibilité de ce matériau s’adaptent parfaitement au langage géométrique simple de cet artiste et fera de lui l’un des sculpteurs les plus novateurs de ces 30 dernières années.

Welcome a été conçue pour l’exposition rétrospective de Stephen Antonakos au centre d’art contemporain P.S.1 à New-York.

Karrel Appel - Anti-Robot

Karel Appel, Anti-Robot ; photographie Florian Bourgeois Karel Appel, Anti-Robot, 1976, métal peint, tôle d’acier cintrée, soudée et vissée, 3,05 x 12,95 mètres, procédure d’acquisition : 1% artistique, localisation actuelle : esplanade Erasme, campus de Dijon

Karrel Appel (Amsterdam, 1921 - 2006) est tour à tour peintre, sculpteur, dessinateur, poète. Il participe en 1948 au mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam : lieux de résidence des artistes) qui développe un art figuratif et agressif.

Anti-Robot a été installée sur le campus universitaire alors que l’entrée du campus se faisait à cet endroit. Cette œuvre est une image de joie, véritable figure d’accueil, la plus grande œuvre que l’artiste ait réalisée. Composée de plans polychromés, elle témoigne du retour à la figuration à la fin des années 60.

Pierre Arman - Divionis Mechanica Fossilia Arman

Pierre Arman, Divionis Mechanica Fossilia Arman ; photographie Florian Bourgeois Pierre Arman, Divionis Mechanica Fossilia Arman, 1976, éléments mécaniques piégés dans le béton, 5 x 2,50 x 2,50 mètres, procédure d’acquisition : 1% artistique, contexte d’acquisition : accompagne la construction de l’IUT de Dijon, localisation actuelle : devant l’IUT boulevard Petitjean, campus de Dijon

La démarche de Pierre Arman (Nice, 1928 - New-York, 2005) se rapproche de celle de Kurt Schwitters qui dès 1918 remplace les matériaux nobles par des objets de rebut. En 1960, il participe avec Tinguely et Spoerri à la création du groupe des Nouveaux Réalistes et compose ses premières accumulations d’objets de série. Il propose une nouvelle appropriation du réel, du quotidien et oriente notre regard sur la société de consommation et ses excès.

Christian Floquet - Acrylique sous verre

Christian Floquet, Acrylique sous verre, 1990, triptyque, 120 x 120 centimètres chaque, contexte d’acquisition : œuvre réalisée dans le cadre d’une commande publique de l’Université, localisation actuelle : patio du bâtiment Droit-Lettres

La peinture de Christian Floquet repose sur l’utilisation de formes géométriques aux contours rectilignes délimités par des aplats de couleur. Les rapports colorés confrontent le plus souvent une couleur chaude et une couleur froide. Les éléments géométriques ne sont jamais entièrement contenus dans le plan du tableau. Coupée, la forme est prolongée dans son entier de façon virtuelle par le regard. Christian Floquet est né en 1961. Il vit et travaille à Genève.

Le triptyque conçu par Christian Floquet pour le patio du bâtiment Droit-Lettres est composé de trois tableaux carrés peints à l’acrylique mesurant chacun 120 cm de coté. Par sa structure et son emplacement, cette œuvre se situe entre l’espace intérieur et l’espace extérieur, l’espace pictural et l’espace physique.

Jean Gorin - Construction Plastique n°101

Jean Gorin, Construction Plastique n°101 ; photographie Florian Bourgeois Jean Gorin, Construction Plastique n°101, 1983, acier et aluminium peint, 5 x 2,80 x 7 mètres, procédure d’acquisition : don, localisation actuelle : avenue Alain Savary, campus de Dijon

Profondément inspiré par Mondrian et le néo-plasticisme, Jean Gorin (1899 - 1981) a voulu lier peinture, sculpture et architecture. Les seules couleurs utilisées sont les couleurs primaires (rouge, jaune, bleu) ainsi que les non-couleurs (noir et blanc). Il utilise des éléments plastiques universels pour cette oeuvre qualifiée de « composition spatio-temporelle » qui considère dans un seul ensemble l’œuvre, son environnement et la lumière.

Gottfried Honegger - Hommage à Jacques Monod

Gottfried Honegger, Hommage à Jacques Monod ; photographie Florian Bourgeois Gottfried Honegger, Hommage à Jacques Monod, 1974, acier peint en noir, 4 x 4 x 6 mètres sans le socle, procédure d’acquisition : 1% artistique, contexte d’acquisition : commande 1% culturel, accompagne la construction de la faculté de médecine et pharmacie. Localisation actuelle : esplanade Erasme, campus de Dijon

Gottfried Honegger est né en 1917 en Suisse. Il vit et travaille dans le sud de la France. Artiste éclectique, d’abord décorateur et graphiste, il devient plus tard sculpteur et peintre. Sa réputation internationale voit le jour à la fin des années 50 avec une exposition aux États-Unis. A partir de 1960, c’est la sculpture qui le préoccupe (série Volume). A partir de 1970, il réalise la série Structure et intègre un élément déterminant dans sa création : le hasard, qui lui servira à sélectionner la forme de la sculpture grâce à des calculs complexes réalisés sur ordinateur. L’ouvrage du scientifique Jacques Monod servit la méthode de Gottfried Honegger.

A partir de 1970, Gottfried Honegger réalise la série Structure et intègre un élément déterminant dans sa création : le hasard, qui lui servira à sélectionner la forme de la sculpture grâce à des calculs complexes réalisés sur ordinateur. L’ouvrage du scientifique Jacques Monod servit la méthode de Gottfried Honegger.

Alain Kirili - Improvisation Tellem

Alain Kirili, Improvisation Tellem ; photographie Florian Bourgeois Alain Kirili, Improvisation Tellem, septembre 1999, pierres de corton - carrières de Nuits Saint-Georges, 5 x 2,80 x 7 mètres / 56 m3 / 153 tonnes, procédure d’acquisition : dépôt, localisation actuelle : esplanade Erasme, campus de Dijon

Alain Kirili est né à Paris en 1946. Il vit et travaille entre Paris et New-York. Il développe dans cette œuvre le lien entre musique et sculpture. « Improvisation » est une partition à forme ouverte. Son titre fait écho au concert de Jérôme Bourdellon, « Improvisation du souffle et de la pierre ». « Tellem », c’est aussi le souvenir du Mali où musique, danse, tailles directes, couleurs et chants s’intègrent dans un ensemble culturel. C’est cette recherche d’articulation entre sculpture, sons et formes que Kirili développe.

Julije Knifer - Méandre

Julije Knifer, Méandre, 1990, procédure d’acquisition : commande spécifique, localisation actuelle : bibliothèque Droit-Lettres, campus de Dijon

En 1960, Julije Knifer élabore une forme de composition toute personnelle au terme d’une réduction radicale des éléments picturaux. Depuis cette date, il reproduit inlassablement le même processus : la création de rythmes à partir de l’utilisation exclusive du noir et du blanc, de l’horizontale et de la verticale.Knifer dit lui-même qu’il n’invente rien, que son travail consiste à noter des faits. Ajoutons qu’au delà de la peinture abstraite, ce travail tient de l’écriture, de l’image et du signe. A la suite de l’avant-garde moderniste, il offre ainsi une alternative à l’art non-objectif avec l’inscription d’une pure présence, formelle et existentielle à la fois.

L’œuvre conçue spécialement pour la bibliothèque universitaire Droit-Lettres montre un souci d’intégration au site dans le respect des lignes de l’architecture intérieure et de la prédominance du blanc, facteur de lumière. Knifer dit lui-même qu’il n’invente rien, que son travail consiste à noter des faits. Ajoutons qu’au delà de la peinture abstraite, ce travail tient de l’écriture, de l’image et du signe.

Bertrand Lavier - Jaune Soleil, Bleu de France, Rouge Bordeau, Vert Olive

Bertrand Lavier, Jaune Soleil, Bleu de France, Rouge Bordeau, Vert Olive, 1992, toiles tendues sur châssis en bois, procédure d’acquisition : commande spécifique (7 jours de l’art), localisation actuelle : bibliothèque universitaire Droit-Lettres, esplanade Erasme, campus de Dijon

L’oeuvre proposée par Bertrand Lavier, à la suite d’une commande de membres du personnel de la bibliothèque universitaire, se compose de quatre diptyques : un rouge, un vert, un bleu et un jaune qui prennent place dans les niches d’un rayonnage en mezzanine d’une salle de lecture. Chaque duo est constitué de panneaux monochromes associés sur la base d’une identité colorée par deux marques de fabricants : sur le mode, Rouge vermillon par Duco et Ripolin ou bleu par Valentine et Astral. Sous couvert de tableaux monochromes de la plus pure tradition moderniste, ces toiles signalent l’écart entre l’énoncé et le donné voir. S’immisçant discrètement dans les interstices du lieu, Lavier produit un de ces court-circuits qu’il affectionne et dans cet édifice où convergent savoirs et certitude, il met en scène l’indécision, fragilise le langage et fait disparaître la couleur vraie. Un décor improbable qui ne doit rien à un système de décoration colorée d’une part non négligeable de l’architecture moderne, même si au premier regard il en est proche. Une oeuvre que certains qualifieront rapidement de conceptuelle, alors qu’elle repose essentiellement sur le constat visuel et un état d’esprit proche de Marcel Duchamp.

Yan Pei-Ming - Le meilleur travailleur du CROUS

Yan Pei-Ming, Le meilleur travailleur du CROUS, 1992, huile sur toile, 1,80 x 2,20 mètres, contexte d’acquisition : œuvre réalisée dans le cadre de l’opération Nouveaux commanditaires, localisation actuelle : Restaurant universitaire Maret, rue du docteur Maret, Dijon

Yan Pei Ming est originaire de Chine (né à Shanghai en 1960) et travaille en France depuis 1984. Après avoir pratiqué de façon presque exclusive le portrait de propagande de Mao, il s’est tourné vers le portrait anonyme.

La commande faite par les personnels du restaurant universitaire l’a amené à produire des portraits d’après modèles. De ces séances de pose en atelier demeurent dix grands portraits peints en noir et blanc, peu fidèles aux modèles mais qui ont contribué à faire sortir de l’anonymat ces personnels, leur rendant hommage comme l’indique symboliquement le titre.

Didier Marcel - L’arbre aux chaines

DIDIER MARCEL, L'ARBRE AUX CHAINES, Toison d'Or, Parc Technologique, Dijon ; photographie Florian Bourgeois Didier Marcel, L’arbre aux chaines, 2009, contexte d’acquisition : commande passée par France 3 auprès de Didier Marcel par l’intermédiaire du Consortium, œuvre réalisée dans le cadre de l’opération Nouveaux commanditaires, localisation actuelle :Toison d’Or, angle de l’avenue de la découverte et de la rue Alfred Nobel, Dijon

À l’origine il y a le souhait de Jean-Pierre Bennechet, directeur de France 3 Bourgogne Franche-Comté et de Marie-Thérèse Montalto, responsable d’antenne, de marquer l’empreinte de la télévision dans un lieu dont l’avenir est incertain dans l’espace urbain et le désir de se tourner vers l’art contemporain pour s’adresser aux passants, aux usagers et plus largement à l’ensemble des curieux. Changer le regard sur le lieu et lui donner une nouvelle valeur moins périssable par la réalisation d’une sculpture qui s’inscrit dans le durable. Ce sont des nouveaux commanditaires. Puis il y a la rencontre avec Xavier Douroux directeur du Consortium. On le nomme le médiateur, c’est lui qui recueille le désir d’art du commanditaire et le transforme en réalité. Il propose un nom d’artiste et sa méthode est de provoquer par l’échange et le dialogue, une pédagogie du regard pour qu’une œuvre surgisse forte et singulière. Ce cheminement est nécessaire pour que s’exprime l’imagination du créateur qui doit s’emparer du projet et le transformer en un geste artistique unique dans sa réalisation avec une expression libre ayant la force de l’étonnement pour sublimer l’environnement. C’est à Didier Marcel que l’on a confié le projet. Artiste dont le travail est reconnu en France comme à l’étranger, il a démontré sa capacité à donner une échelle à un site et son inventivité à détourner les formes et les objets connus de tous. À travers ses sculptures il réinvente la lecture de notre milieu naturel ou industriel. Aujourd’hui il existe en Bourgogne et en Franche-Comté plus d’une cinquantaine d’œuvres signées par des artistes majeurs de l’art contemporain grâce à l’action Nouveaux commanditaires et au travail en conjugué de Xavier Douroux et de la Fondation de France.

Conversation entre Didier Marcel & Xavier Douroux, médiateur agréé de la Fondation de France :

XD : A l’évidence – et c’est assez plaisant pour un artiste ayant choisi de faire perdre de leur évidence aux choses – ton oeuvre est entrée en maturité. Son épaisseur s’impose, sans pourtant davantage chercher à rassurer. Fruit d’un labeur où la précision contribue à entretenir l’indécision, ce travail – les faits sont formellement là – aime à mettre en valeur. Elle fait exception, usant du ressort de la surprise pour activer un état « étrangement proche », ou pour tirer de l’incognito.

DM : J’aime bien élire les images d’occasion que génère notre monde. Celles qui, saisies au détour d’une route, sourdent d’une connaissance collective et attendent l’intention d’une seconde main créatrice.

XD : N’empêche que le personnage Didier Marcel existe à tout moment. Il est bel et bien là, soucieux des jeux d’échelle ou des proportions au point de goûter les limites de l’insouciance et de la brutalité.

DM : A cela je répondrai que le paysage est au cœur de mon ouvrage.

XD : Avec en plus le fait que le dépaysement est dans ton collimateur. Un peu comme une fuite au sens où l’entend Henri Laborit : « Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite ».

DM : Vingt années d’arpentage d’une réalité prosaïque et quelques expériences spectaculaires de redresseur – j’ai par exemple présenté sur les murs du musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg trois reliefs reprenant le motif moulé des sillons d’un champ labouré – m’ont permis cette liberté de conduite.

Ida Tursic & Wilfried Mille, Loïc Raguénès et Cécile Bart - La Vague, le Baiser, l’Étoile

Ida Tursic & Wilfried Mille, Loïc Raguénès et Cécile Bart, La Vague, le Baiser, l'Étoile ; photographie Florian Bourgeois Ida Tursic & Wilfried Mille, Loïc Raguénès et Cécile Bart, La Vague, le Baiser, l’Étoile, 2010, contexte d’acquisition : commande passée par la SEMAAD auprès de Cécile Bart, Ida Tursic & Wilfried Mille et Loic Raguenes par l’intermédiaire du Consortium, œuvre réalisée dans le cadre de l’opération Nouveaux commanditaires, localisation actuelle : angle du boulevard Pascal et de la rue de Chateaubriand), Dijon

Le projet présenté n’est pas seulement une oeuvre d’art, c’est un aménagement ; aménagement parce que la place est un lieu de rencontre et qu’elle mérite d’être traitée dans son entièreté et non pas par une oeuvre ponctuelle. L’idée que ce morceau du quartier, situé à l’extrémité du Cours Junot, devait être un lieu d’échange a guidé les choix artistiques. Offrant un espace ouvert et attractif, des spirales stimulent le lieu. Aussi les vagues créées donnent un relief (7 vagues de 7 à 45 cm) et une animation au sol. La dualité des couleurs et des matières révèle l’intérêt de l’aménagement. Cette spirale guide vers une « folie », étoile asymétrique et décalée par rapport à la forme de spirale faite de verre, translucide ou opaque selon ses côtés. Située à proximité de l’épicentre, elle symbolise « ce coin de rencontre » par un délicat baiser sur l’une de ses facettes. En outre l’aménagement n’a pas de fonction précise, il n’a pas d’utilité sinon celle d’offrir un lieu agréable et intemporel. L’intérêt de l’art domine sans élitisme dans un quartier urbain et mixte. Dans cette perspective, les bancs et autres agréments seront placés sur le long des trottoirs et immeuble.

Au regard des différentes volontés artistiques et notamment la mise en valeur de la sérigraphie et de l’étoile en elle-même comme oeuvre à part entière, une seule paroi en verre demeure : celle du baiser. Les autres côtés en tôle (trois couleurs différentes légèrement nacrées représentées ci-dessous) offrent une mise en valeur accrue de l’image accentuée par un intérieur entièrement peint en blanc.

Carte des œuvres contemporaines dans l’espace urbain à Dijon


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P.-S.

- Les textes de cet article sont tirés des communiqués de presse de présentation des œuvres (france3.fr - région Bourgogne Franche-Comté, Université de Bourgogne, SEMAAD - Ville de Dijon)