Exposition

Lynda Benglis
Le Consortium

par Siloé PETILLAT

Le Consortium, en collaboration avec le Van Abbemuseum d’Eindhoven (Pays-Bas), l’Irish Museum of Modern Art, Dublin et le Museum of Art, Rhode Island School of Design, Providence, Rhode Island, New Museum, New York, invite l’artiste Lynda Benglis (née en 1941 à Lake Charles, Louisiane, vit et travaille à New York), figure majeure du post-minimalisme.

Communiqué de presse :

L’exposition

Cette exposition est la première monographie en Europe de l’artiste américaine Lynda Benglis dont l’œuvre a su défier les normes artistiques habituelles par une fusion novatrice du fond et de la forme. L’exposition rassemble un groupe de sculptures et de reliefs muraux qui témoignent des préoccupations formelles de l’artiste depuis les années 1960.

L’intérêt constant de Lynda Benglis pour le processus de production de l’œuvre l’a menée à développer tout le potentiel des différents matériaux qu’elle a utilisés. Prenant le corps et le paysage pour références principales, elle créé des œuvres abstraites immédiates et physiques. Décrites comme des « gestes gelés », nombre d’entre elles semblent défier la gravité, en ayant figé le mouvement.

Lynda Benglis, Pinto Series, 1969-1970

Cette exposition témoigne d’une production remarquable : – premières peintures de latex versé au sol, – sculptures de polyuréthane (mousse expansée et colorée), ses reliefs en cire de la fin des années 1960, jusqu’à Wing, rare témoignage restant (un moulage en fonte d’aluminium) de l’une de ses sculptures en porte-à-faux du début des années 1970, – l’installation Primary Structures (Paula’s Props) de 1975, – sculptures plissées métallisées des années 80/90, – réalisations plus récentes en polyuréthane, The Graces, 2003-2005.

Une nouvelle œuvre, Double Fountain, prenant la forme d’une fontaine moulée en bronze, est montrée pour la première fois – au Jardin Botanique de Dijon.

L’artiste a développé l’idée des sculptures hydrauliques à la suite des installations en porte-à-faux du début des années 1970, aujourd’hui majoritairement détruites. Sa première fontaine The Wave (The Wave of the World) de 1983, fut réalisée pour l’Exposition universelle à la Nouvelle-Orléans.

Connue pour son coup d’éclat – en 1974, elle pose nue avec un substitut sexuel qui l’hermaphrodise – publié dans une célèbre revue d’art contemporain américaine Artforum, elle adopte des positions féministes qui dérangent même les plus radicales.

Née en 1941 en Louisiane aux Etats-Unis, Lynda Benglis vit et travaille entre New York, Santa Fe (Nouveau Mexique), Kastelorizo (Grèce) et Ahmedabad (Inde).

Les expositions monographiques récentes dédiées à Lynda Benglis :
- Cheim & Read, New York, 2009 ;
- Shape Shifters, Locks Gallery, Philadelphia, 2008 ;
- Lynda Benglis : Pleated, Knotted, Poured, Locks Gallery, Philadelphia, 2007 ;
- Lynda Benglis : Sculptures, Bass Museum of Art, Miami, 2003.

Lynda Benglis, Brunhilde, 1970, Courtesy of the artist and Cheim & Read, New York

Lynda Benglis a aussi été largement montrée dans des expositions collectives majeures comme :
- Century City : Art and Culture in the Modern Metropolis, Tate Modern, London, 2001 ;
- Summer of Love : Psychedelic Art from the 60s, Tate Liverpool, 2005 ;
- High Times, Hard Times : New York
- Painting 1967-1975, Independent Curators International, New York, 2007.

Cette exposition est une collaboration internationale européenne et américaine avec :
- Van Abbemuseum d’Eindhoven, Pays-Bas,
- Irish Museum of Modern Art, Dublin,
- Le Consortium, Dijon, France,
- Museum of Art, Rhode Island School of Design, Providence, Rhode Island New Museum, New York.

Le catalogue

Lynda Benglis, Dijon : Les presses du réel, 2010 Un ouvrage monographique (bilingue) édité par Les presses du réel accompagne l’exposition. Il comprend les contributions de Dave Hickey, Elisabeth Lebovici, celles des commissaires d’exposition Franck Gautherot, Caroline Hancock, Laura Hoptman et Judith Tannenbaum, une interview de l’artiste par la commissaire Seungduk Kim et une chronologie détaillée par la commissaire Diana Franssen.

De nombreux documents d’archives inédits (articles de magazines, photographies, lettres, vues d’installation) sont reproduits avec plusieurs centaines de reproductions d’œuvres de Benglis depuis le milieu des années 1960 jusqu’à aujourd’hui.

Organisé autour du très controversé numéro de novembre 1974 du magazine américain Artforum où l’artiste y est présentée nue avec un godemiché démesuré, un ensemble de textes sont reproduits : « The Frozen Gesture » par Robert Pincus-Witten (novembre 1974) et « Bone of Contention » par Richard Meyer (novembre 2004), ainsi que de nombreux témoignages d’artistes et d’écrivains qui lui apportèrent leur soutien à l’époque.

Des contributions d’artistes contemporains (Cindy Sherman, Annette Messager, Richard Tuttle, Keith Sonnier, John Baldessari…) apportent en contrepoint un éclairage inédit et confraternel.

Plus d’info : site du Consortium

P.-S.

- Exposition du 3 avril au 20 juin 2010 ; entrée libre
- Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h
- Le Consortium, 16 rue Quentin, 21000 Dijon (Bus Divia L2, L4, arrêt Grangier, L7 arrêt St Bernard, ou L1, L3, L5, L6 arrêt Miroir)