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Communiqué de presse :
L’exposition estivale du Centre d’art de l’Yonne, à Tanlay, se propose d’associer des œuvres du Fonds Régional d’Art Contemporain de Bourgogne à celui de la Région Franche-Comté. Cette confrontation d’œuvres issues de ces FRAC voisins se donne pour objectif de révéler les axes thématiques majeurs des deux collections, à savoir, d’une part des œuvres reposant sur des notions d’espace et d’autre part des œuvres portant une réflexion sur le temps.
Depuis que les problématiques de la peinture ne sont plus exclusivement liées au plan du tableau, si l’espace en général apparaît comme un domaine plus reconnu d’investissement par les artistes, la complexité et la diversité des réponses apportées depuis prouve que cette notion n’a toujours pas fini d’être explorée. Lorsque l’espace à l’entour devient une contrainte qui modifie la conception même de l’œuvre ou bien lorsque celle-ci révèle par sa présence l’espace dans lequel elle se situe, elle s’affirme résolument dans un lien indéfectible au lieu de monstration, d’émergence et de révélation. Les murs, la salle, l’environnement immédiat seront parties prenantes de l’œuvre, condition sine qua non de sa perception et de sa compréhension.

À partir de la simple désignation de la date de réalisation d’une œuvre ou bien de l’énonciation mécanique du temps qui passe, qu’il marque la suspension des jours ou traduise le flux irrépressible des fractions de seconde, l’artiste prend le temps comme une matière première qu’il cherche à saisir, à retenir, voire à concrétiser sous nos yeux. Ainsi, rendre visible le temps relèverait d’une ambition paradoxale de vouloir retenir l’insaisissable, pourtant lorsqu’une œuvre intègre la prise de conscience du spectateur d’une nécessaire durée comme d’un élément essentiel à son élaboration ou impose un temps d’appréhension à sa perception, elle y répond à sa manière.
Plus que jamais les questions de mémoire, de point de vue, de durée, d’environnement, de lenteur, d’accélération, d’échelle, d’éphémère et de permanent, seront donc en jeu dans l’accrochage. Dès lors il sera possible d’imaginer que le parcours et la déambulation dans l’exposition imposeront au spectateur cette dimension participative, nécessaire alors à l’appréciation de ces œuvres.
Plus d’info : site du Centre d’art de l’Yonne
