Exposition

Raphaël Rossi & Maxime Testu - sous influence romaine
Chiffonnier

par Florian BOURGEOIS

Chiffonnier présente une exposition de Raphaël Rossi et Maxime Testu. Les deux artistes, qui travaillent tous deux à l’Atelier du Marquis à l’Île-saint-Denis, invitent le spectateur à la balade à travers une installation inspirée de formes urbaines croisées dans leurs pérégrinations quotidiennes.

Communiqué de presse :

« Nous avons une pratique artistique qui nous engage individuellement, cependant, nous partageons des interrogations communes : comment élargir les espaces de production à la vie ? Comment organiser son rythme de production dans l’économie actuelle ? Comment inclure, dans la pratique, tous les éléments satellites qui la nourrissent ? Quel est le statut de la production ? Comment s’inventer un travail en dehors du métier ?

L’envie d’élucider un certain mystère autour de la production, nous a poussé à prendre un peu de distance avec les grands récits sur laquelle l’histoire de l’art s’est fondée et de nous tourner vers les écrits d’artistes, les chroniques littéraires pour ne citer que Alexandre Vialatte dans le quotidien La Montagne ou les chroniques d’Henri Calet, les portraits d’artistes ou encore les entretiens comme ceux de Carla Lonzi avec les artistes de la scène italienne des années 1980.
Ces éléments dressent un portrait décomplexé et plus honnête de la création car la pratique d’atelier ne comble pas toutes les failles à laquelle s’expose une réflexion artistique.

En prenant du recul avec la posture de l’artiste bohème isolé dans son atelier, nous avons réfléchis à un moyen d’inscrire dans notre travail plastique les moments autour de la production ; la lecture, les séances de cinéma, les promenades dans la ville et les conversations (…), toutes ces choses perdues ou laissées à l’abandon.

Avec deux autres personnes, tous deux designers et écrivains (Thomas et Simon Guigue), nous avons créé Romaine, une revue numérique de textes à consulter en ligne. Sans thème précis, les écrits circulent en périphérie des pratiques des arts et de la vie quotidienne. La forme courte, comme l’article ou la chronique, est privilégiée et le numérique permet une rapidité de diffusion et de partage jadis recherchée par les Fanzines. Ces fragments de textes n’ayant pas de place au sein de revues ou magazines, nous leur avons élaboré un cadre spécifique. »

Plus d’info :
- page Facebook de Chiffonnier
- tél : 06 58 30 19 36

P.-S.

- Exposition du 28 avril au 20 mai 2018 ; entrée à prix libre (adhésion à l’association)
- Vernissage le vendredi 27 avril de 18h à 21h
- Ouvert le samedi et le dimanche de 14h à 18h et sur rendez-vous
- Chiffonnier, 1 bis avenue Junot 21000 Dijon (bus Divia L3, L6 ou 11 arrêt 30 Octobre)