Exposition - Besançon (25)

SHE’S A RAINBOW
Galerie Jean Greset

par Siloé PETILLAT

La galerie Jean Greset de Besançon (25) organise une exposition collective autour de la couleur et de la création au féminin, avec les artistes Cécile Bart, Isabelle Bralet, Marie-Claude Bugeaud, Barbara Dasnoy, Dominique de Beir, Gabriele Chiari, Anne Emery, Cécile Meynier, Vera Molnar, Aurélie Nemours, Barbara Puthomme, Estelle Régent, Christina Renggli, Carole Rivalin, Anne Rochette, et Annie-Paule Thorel. L’exposition se prolongera sur rendez-vous à l’Espace Zéro, l’infini à Etuz (70). Ce deuxième espace sera exceptionnellement ouvert en continu le samedi 6 avril de 10h à 18h et le dimanche 7 avril de 10h à 16h.

Extraits du communiqué de presse :

Cécile Bart, Peintures/écrans peinture sur Tergal plein jour sur châssis aluminium 1999-2010 - Galerie Jean Greset

Cécile BART
Née à Dijon en 1958. Vit et travaille à Marsannay-la-Côte.
On connaît l’œuvre de Cécile Bart essentiellement par ses Peintures/écrans, abondamment commentées depuis le début des années 1990. Globalement, sa démarche artistique consiste à construire des interactions spatiales de la peinture avec son lieu d’accueil par la translucidité de plans colorés, et le spectateur prend la mesure du lieu en saisissant les fluctuations visuelles ainsi créées par son propre déplacement. Cécile Bart a souvent souligné elle-même que ses toiles laissent filer l’instant comme au cinéma, et son travail affirme ainsi la prépondérance du regard au présent dans l’achèvement du tableau.
“Être peintre ne veut pas dire analyser les composantes de la peinture (…) Ce n’est pas le « support-surface » qui est intéressant, mais comment ça regarde, où se trouvent les gens, quelle attention ils portent au monde ”, précise l’artiste.
Certes, Cécile Bart révèle avec d’autres artistes (de Gerhard Richter à Laurent Saksik), l’expérience picturale abstraite dans une relation impure avec celle du monde réel. Mais sa peinture crée le mouvement par le transparaître plutôt que par la réflexion, et l’artiste considère simultanément le tableau comme outil visuel, ce qui la rapproche davantage de Daniel Buren. Surtout, Cécile Bart reste attachée au « fait main », refusant tout caractère industriel et systématique à sa production. Elle recouvre ses toiles translucides de fines couches superposées, et veut toujours “maintenir ces deux composantes, la peinture et l’espace, au même niveau. Plus je joue avec l’architecture (…) plus j’affirme concurremment la peinture ”, explique l’artiste. [...]

Isabelle BRALET
Née à Besançon en 1967. Professeur agrégé d’Arts appliqués.
La photographie s’offre à moi comme un outil de recherche et d’expérimentation. J’utilise un petit format numérique qui me permet à la fois d’être réactive, proche du sujet, et d’explorer la matière du pixel. J’aime l’image, tant graphique que photographique, cherchant à brouiller les pistes, avec des photographies qui se font parfois dessins ou peintures. J’aime la magie de l’image, le fait qu’elle ne se donne pas à lire d’emblée, s’affiche ou s’efface selon la distance ou la concentration du spectateur, et qu’elle forme comme un mille-feuille sémantique, égrenant au passage quelques révérences à l’histoire de l’art.
L’exposition de mon travail me permet de questionner le rapport à l’espace et au regardeur, la photographie passant, selon le sujet, du format boîte d’allumette à celui de l’affiche XXL. Mes photographies flirtent souvent avec le corps : peaux impressionnistes, poils gribouillés, petit pas de danse d’un faune, grimace sculpturale, dépouille, blessure. Elles sont voyage dans la matière corporelle, jeu entre offrande et retrait, entre attraction et répulsion, entre microcosme et macrocosme.

Marie-Claude BUGEAUD, Pull rouge dans l'atelier, 2011 - Dim. : 146x114 cm

Marie-Claude BUGEAUD
Vit et travaille à Malakoff.
Marie-Claude Bugeaud trace, colle, coupe. Son art est celui du dessinateur : art du trait qui incise et sépare, qui délimite et fend, art dont la justesse ne se mesure qu’à l’aune de ce que chacun de ses traits détruit, qu’à l’aune de cette blessure que chaque trace inflige au monochrome premier.
Marie Claude Bugeaud coupe dans la couleur, instaure l’espace par un simple trait qui fait d’un blanc, ou d’un bleu, ou de quelque autre couleur non plus un aplat mais un espace soudain poreux. Son art est celui du peintre qui s’empare de tout ce que le tableau – et disant le mot tableau je pense ici à la chose autant qu’à son histoire, qu’à sa mémoire qui gît dans chacun de ses composants matériels – lui offre. Pour elle peindre est un combat, mais un combat d’autant plus fort qu’il se doit d’être discret. L’artiste n’aime pas l’ostentation ; dans aucun domaine. Et cette « justesse » dont je parlais, ce mot si difficile à définir, mais qui pourtant convient tellement à son art, c’est bien cela : faire naître le tableau d’un combat, faire naître le tableau d’un renoncement à la beauté qui doit, dans l’acte même de peindre, se dissimuler peu à peu dans la forme qui vient. Est juste le tableau qui semble être né sans effort. Est exact le trait que l’on dirait tracé d’un seul geste, comme s’il était la trace d’une impulsion première, sans repentir. Ici, sans doute, se situe la frontière entre ce que l’on pourrait appeler le trait vivant et ce qu’il faut donc, par opposition, appeler le trait mort. Est vivant ce trait qui, tel un vaisseau sanguin, irrigue la toile jusqu’à animer la moindre de ses parties. Est mort celui qui, trop adroit, trop maîtrisé, immobilise soudain ce qui devait être vie, mouvement, rythme musical d’une fugue qui ne tolère pas de fin. Dans l’atelier, lorsqu’il s’agit, comme aujourd’hui, de choisir parmi ce qui a été fait, afin de composer un ensemble à exposer, c’est cela qui est le guide : abandonner le figé, ce qui, avec le temps, ne bouge plus, abandonner ce qui n’a pas cette qualité vibratile du vivant, abandonner le mort donc, et réunir le vivant.

Barbara DASNOY
Vit et travaille à Besançon.
Née en Allemagne – Études de 1967 à 1971, puis enseignante dans le Palatinat. Études en France de 1972 à 1978 (DNSEP).
« La peinture de Barbara Dasnoy accomplit un geste d’extraction, elle dégage des formes, des structures du visible non perceptibles au premier regard, elle traduit en couleur en trait obliques, horizontaux, en taches, marbrures et hachures les « signes silencieux » qu’elle repère et déchiffre à force d’observation, de méditation, elle les conduit vers la clarté, les rend lisibles.
Sans titre, sans nom, sans qualificatif, sans aucun indice- mais pas sans puissance ni présence. Puissance du dépouillement, de la blancheur lumineuse, vigueur d’une harmonie austère, présence vive et vierge par la voie d’absence. Là le palpable devient caresse : caresse du blanc sur fonds gris, rouille, noir, caresse de blancheur à fleur du regard- et c’est ainsi que par ondes discrète la caresse du visible donnée à l’invisible se retourne , et l’invisible vient affleurer en un soupir de neige, la peau du visible.
Le phrasé pictural de Barbara Dasnoy, alliant la rigueur et la délicatesse, fait entendre les couleurs du silence »
Extrait de « Geste d’extraction », Sylvie Germain, 2007

Dominique de BEIR, Polystyrène peint et impact - dim. : 120x80cm

Dominique de BEIR
Née en 1964.
Vit, travaille à Paris et en Picardie.
Représentée par La Galerie Particulière, Paris.
Les choses que je fais en ce moment ne trouvent pas une nomination précise, mais je peux au moins dire qu’elles ressemblent à des éléments de construction. Ce sont des plans d’épaisseur variable que je déplie et que j’agence, en quelque sorte une logique de l’épuisement et de la soustraction, trouver une organisation à un ordre qui se serait perdu. En regardant cet amas de cartons éventrés, de polystyrènes striés, comment ne pas avouer que je dois beaucoup au trou et à l’acte de percer. Un événement personnel me conduisant à l’apprentissage de l’écriture braille a été déclencheur de ce processus qui se développe toujours aujourd’hui. Plus qu’un geste opérant une blessure, cette attaque radicale correspond d’abord à un exutoire calmant, une litanie agitée.

Gabriele CHIARI
Née à Hallein (Autriche) en 1978.
Vit et travaille à Paris.
Les aquarelles de Gabriele Chiari mettent en place des protocoles de réalisation associant anticipation, contrôle et hasard. En effet, l’artiste recourt à des principes rigoureux d’organisation du travail : unité des formats et de la couleur (une seule par aquarelle, préalablement choisie), mode opératoire déterminé par un protocole établi à l’avance. « Les grands formats, les papiers d’important grammage correspondent à une double exigence : celle de la justesse de l’échelle, du rapport entre la forme, sa couleur, sa texture et le rectangle de papier ; celle de l’artiste envers le support, auquel elle fait subir un nombre important de manipulations mettant à l’épreuve sa résistance matérielle. Ces œuvres résultent en effet d’un long entretien avec le médium, ses matériaux - papier, pigment, eau - et leurs transformations. »

Anne EMERY, Trait Rouge, 2009 - acrylique et huile sur toile - Dim. :89x116 cm

Anne EMERY
Je suis artiste plasticienne et je travaille sur les images. Je travaille sur la présence et l’absence. Ajouter, soustraire. J’effectue des mises en présence en distinguant des éléments que je peins et des mises en distance en choisissant dense pas représenter ces éléments dans leur entier. Je recompose le visuel en travaillant sur la notion d’extrait et de détail. Des fragments deviennent des indices susceptibles de suggérer au spectateur la forme entière. Toute narration est improbable. Vrai ou faux, les images apparaissent ou disparaissent. Parlantes ou muettes, les images vivent entre l’abstrait et le figuratif, simple sens ou double sens, vérité ou mensonges, réalité ou fiction ? Je m’intéresse à l’idée de début et de fin d’une image : les limites nettes ou floues d’une surface, d’un trait, d’une pensée. Je désoriente parce que le narratif, contexte ou sujet de mes toiles, parle mais ne raconte rien. Libres de leur représentation, je crée des mouvements silencieux, de passage.
« Des portraits de passantes qui ne donnent de l’identité de ces femmes qui marchent aucun indice. Pas de traits, pas d’expression, mais des attitudes, qui suscitent un si fort sentiment de familiarité que l’on croirait les connaître. On le croit, mais c’est faux. On a envie de dire quelque chose de ces femmes, mais c’est impossible, à moins de confondre portrait et autoportrait, et de désigner par identité cette sensation qu’entre elles et nous c’est une expérience commune du monde qui fait lien. (...) » Pierre Wat

Cécile MEYNIER
2010
« Mon travail peut être qualifié de peinture ou/et de sculpture sans jamais pourtant en employer les moyens traditionnels qui leurs sont propres. Au contraire, j’utilise davantage des techniques plus sauvages et vulgaires (non précieuses) du travail en bâtiment par exemple et du bricolage. L’impulsion et la spontanéité du geste sur les lieux où j’ai l’opportunité d’intervenir deviennent alors ma matière première et mon médium, et le lieu mon support. Toujours à la recherche de l’incident, du déraillement qui va emmener les choses juste « à côté » de là où elles sembleraient ou pourraient se trouver. »
2012
Après relecture de cet extrait de 2010 je me rends compte aujourd’hui que mon travail à évolué du fait d’occuper dorénavant un atelier (collectif et lieu d’exposition, Toshiba House à Besançon). Cela engendre une influence de taille sur les pièces dorénavant marquées par une forme de domesticité de l’espace de travail et son volume. Je n’interviens plus que de manière in situ et spontanée mais fabrique des pièces en atelier, dans le temps, que je réinjecte dans des installations au moment de l’exposition. Une valeur d’objet autonome et indépendant de toute situation devient plus évidente à travers sculptures, peintures, dessins et photographies. Dorénavant, chaque pièce se présente comme une variante de l’autre, ou sa poursuite, par la réinsertion de chutes de ces dernières dans de nouvelles fabrications. Cette appropriation de la chute issue des différentes étapes de fabrication devient un cercle vicieux, infernal où plus rien ne s’arrête. C’est par l’exploitation de ces éléments accidentels que s’affirme la forme. Je parle davantage d’accident que de hasard car ce dernier ne part de rien, alors que l’accident lui, est issu d’un acte amorcé, c’est une déviance du but de cet acte. La prise en compte de ces éléments accidentels au même titre que ce qui est sous contrôle génère une improbabilité de la forme finale qui m’échappe presque mais qui, une fois articulée avec le reste prend sens. Je suis à un moment donné guère éloignée du spectateur, comme si l’objet fini me prenait par surprise et de manière inattendue. Cette dualité dans le faire et du coup formelle est ce qui m’attire au quotidien. Un goût incontestable pour des formes simples, géométriques, radicales, minimales voire austères et autoritaires comme pour des formes plus naturelles, sauvages, vulgaires, populaires, primitives. Une dualité entre artificiel/naturel, nature/culture, précieux/sauvage, white cube/black box, peinture abstraite/peinture en bâtiment, bien fait/mal fait, Renaissance/ Baroque, sacré/vulgaire... C’est toujours la friction entre ces états à priori opposés qui m’excite et nourri mon travail au point d’en devenir le moteur, lui donnant au final un genre baroque et minimaliste à la fois.

Vera MOLNAR, Dispersé A, 2006 - Acrylique sur plexiglass - Dim. : 40x40 cm

Vera MOLNAR
Née en 1924.
Artiste hongroise.
Vit et travaille à Paris (depuis 1947).
Vera Molnar suit l’enseignement classique de l’École des beaux-arts de Budapest et obtient son diplôme de professeur d’histoire de l’art et d’esthétique en 1947. En 1976, elle fait sa première exposition personnelle à la galerie de l’École Polytechnique de Londres, et travaille en 1979 à l’Atelier de Recherche des Techniques Avancées au Centre Georges Pompidou à Paris. En 2004, a lieu Als das Quadrat noch ein Quadrat war, rétrospective pour son 80ème anniversaire, au Musée Willhem - Hack, Ludwigshafen en Allemagne. Avec Aurélie Nemours, elle participe également à l’exposition Elles au Centre George Pompidou de Paris, mai 2009- février 2011. Son art se caractérise par la peinture abstraite géométrique. En 1960, elle participe à la fondation du GRAV (abréviation de Groupe de Recherche d’Art Visuel) et expose ses œuvres pour la première fois avec le groupe Konkrete Kunst à Zurich. Dès lors, ses premiers travaux sur ordinateur débutent. Ainsi en 1968, elle produit un art programmé mathématiquement.

Aurélie NEMOURS
Artiste française (1910/2005).
Dès 1929, elle commence à étudier l’histoire de l’art à l’École du Louvre. En 1937, inscrite dans l’atelier du graphiste Paul Colin, elle apprend à dessiner et parfait son apprentissage à l’Académie d’André Lhote et dans l’atelier de Fernand Léger (1948-1950). Sa première exposition a lieu en 1946 au Salon d’art sacré. En 1957, elle adhère au groupe ESPACE (défense d’un art non figuratif s’inscrivant dans l’espace réel). En parallèle à son travail de peintre, elle s’essaie à la poésie. En 2004, le Centre Georges Pompidou, présente une rétrospective de son œuvre, sous le titre de : Rythme, nombre, couleur. Elle est exposée dans l’exposition Elles à Beaubourg, mai 2009-février 2011. Son travail tend vers l’abstraction en 1949, dès lors elle effectue des recherches sur le jeu des lignes, les surfaces colorées, les angles, les formes géométriques, horizontales et verticales. Elle déclare : "le vertical fécondant l’horizontal est le seul impact de notre vie terrestre." Son œuvre s’inscrit dans le courant de l’art construit. Puis petit à petit, elle décide d’aller vers l’essentiel : le noir et blanc et la couleur. Vers 1965, le carré devient le format unique de son œuvre. L’année 1988, signe le début de ses séries Polychrome, Monochrome, Quatuor et Colonne.

Barbara PUTHOMME, Réserve, 2011 - Plume et technique mixte

Barbara PUTHOMME
Doctorat de Philosophie. Vit et travaille à Besançon.
Le travail de Barbara Puthomme tient une place singulière dans les nouvelles mouvances de l’art contemporain. Déjà montré dans plusieurs expositions en France, il étonne par son originalité. Tout d’abord par la présence de matériau peu utilisé comme la plume. Si la référence en la matière peut être Rebecca Horn, ici ce sont la profusion et l’exclusive qui s’imposent. Barbara Puthomme fait des paysages de plumes. Ceux-ci sont ici présentés sous la forme de miniatures, mais aussi dans un format plus imposant comme le paysage noir. La disposition dans des boîtes transparentes isole le paysage en lui conférant une certaine préciosité. En même temps la nature de cadre, souvent fait de boîtes détournées de leur usage, renvoie à une certaine fragilité. La plume elle-même relève de ce même détournement. Barbara Puthomme nomme ces objets des reliques.

Estelle REGENT
Née en 1986 à Besançon.
Jeune artiste pluridisciplinaire vit et travaille à Besançon.
Depuis quelques années j’engage une démarche artistique autour de l’idée de nature, une recherche en liaison avec le monde naturel. Transdisciplinaire dans ma pratique je vais à la fois travailler la peinture, le collage, élaborer des installations, une sorte de polyvalence voulue, aimant dans la création le changement et l’adaptation de ma démarche a un moment précis pour une pièce précise. La nature s’est révélée à moi comme une évidence. Elle est présente partout et à la fois effacée. Ayant vécu à la campagne dans mon enfance, le monde « naturel » m’a donné les clefs des grands espaces. L’observation est primordiale dans l’élaboration de mon travail et c’est à travers la photographie que j’observe la réalité du monde extérieur et place mon point de vue. J’aborde tous mes travaux par la photographie, qui peut prélever, capturer les éléments du réel, ses instants, l’éphémère, le présent qui n’est déjà plus. La photographie comme médium de base à toutes mes recherches ; elle est le point de « démarrage » de mes expériences. A travers elle, c’est une certaine image du réel que je vais pouvoir transformer, une certaine représentation du monde que j’aurai choisi. Observation puis expérimentation ; l’innovation dans les choix de mon travail résulte d’une quête de nouvelles matières et procédés, qui donneront une réalité nouvelle à l’idée, au concept de départ. La rencontre puis l’interaction avec la (ou les) matière prend une place majeure dans l’élaboration de mon travail, avec comme aboutissant une installation où matière, situation et perception se rencontrent.

Christina RENGGLI, Twin Folder 01-2012 - Dim : 56 x 160 x 18 cm

Christina RENGGLI
Née en 1948 à Zürich.
Artiste suisse.
Vit et travaille à Wallisellen près de Zürich.
De 1966 à 1988, Christina Renggli a suivi des cours de peinture et de sculpture dans diverses écoles d’art. Puis de 1992 à 1994, elle suit une formation en art et création thérapeutiques. En 2005 qu’elle commence à créer ses sculptures à partir de grilles de métal.C’est dans les usines que Christina Renggli trouve ses matériaux pour travailler : des grilles de métal simples, galvanisées. Son critère est la malléabilité : elle doit être capable de courber les grilles toute seule à l’aide de ses mains. Le carré est un élément de base de son travail. Christina Renggli veut « voir » avec ses mains, capturer la perception émotionnelle en un réseau visuellement observable, et reconstruire les impulsions pour le mouvement. Ses objets apparaissent comme des formulations gestuelles, des articulations d’un potentiel qui renient l’immobilisme.

Carole RIVALIN
Carole RIVALIN est diplômée de l’École des Beaux-arts de Rennes (DNSEP 1997). Elle vit et travaille actuellement à Nantes. Elle a obtenu la bourse d’aide individuelle à la création de la DRAC Pays de la Loire en 2008, et une aide à la mobilité de la Région Pays de la Loire la même année. Elle montre son travail depuis une dizaine d’années lors d’expositions collectives et personnelles. Ses recherches ont également pris forme lors de résidences en France et à l’étranger. Après avoir enseigné dans plusieurs écoles d’art, elle est aujourd’hui directrice de L’École Municipale d’Arts Plastiques de Cholet.
« Carole Rivalin accumule les dessins, au crayon à papier, au stylo bic, au crayon de couleur ou encore numériques, imprimés au traceur à jet d’encre. Tous ont en commun d’être une succession de lignes juxtaposées, all over. (…) Assez naturellement donc, sculptures et installations accompagnent très tôt les recherches graphiques de l’artiste. Combinant monumentalité et légèreté, jeux contextuels et point d’équilibre autonome, les volumes de Carole Rivalin conservent cependant le principe linéaire comme dimension fondamentale… »
Extrait de texte d’Eva Prouteau pour l’exposition Number Seven, galerie Sébastien Ricou, Bruxelles.
À travers ses diverses interventions artistiques-sculptures, dessins, vidéos, Carole Rivalin développe une réflexion sur l’espace, la lumière, la circulation, le déplacement, qui s’énonce sous la forme de variations. Le processus de travail reste identique : une forme se répète afin de (re)construire un espace. La couleur, ses variétés et leur modification en sont le fil conducteur, mais c’est la lumière qui est au centre des préoccupations de l’artiste. C’est elle qui définit un espace chronologique à parcourir, à traverser.

Anne ROCHETTE, Ma tête dans les nuages, 2008 - Dim : 73 x56 cm

Anne ROCHETTE
Anne Rochette née à Oullins en 1957 est une sculptrice française.
Anne Rochette sort à 22 ans diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, mention "sculpture". Elle part ensuite accomplir un Master of Arts à la New York University (1982). Sa première exposition personnelle se tient à New York en 1990 : elle exposait dans cette ville depuis 1984 et son travail fut salué par le New York Times. En France, c’est le Musée des beaux-arts de Mulhouse qui accueille en 1996 son exposition intitulée carnet "(entre)", saluée par la critique. Ces dernières années, Anne Rochette expose le plus souvent à l’étranger (Inde, Thaïlande, Berlin, Australie) où la singularité de son univers et l’originalité de ses formes ne manquent pas d’être remarquées. Depuis 1993, elle enseigne à l’ENSBA.
Les sculptures et installations d’Anne Rochette ont pour la plupart rapport à l’enfance où entrent en correspondances les jeux de transparence, de reliefs, de superpositions, de mouvements (répétitions, liquidité), ainsi que les jeux de couleurs et de mélange. Certains de ses volumes s’inscrivent dans la lignée des travaux de Louise Bourgeois : sensualité, corporalité, érotisme, et sens magique s’interpellent pour donner naissance à un univers narratif d’une rare densité.

Annie-Paule THOREL
Annie Paule Thorel est née en 1954 à Rouen.
Après avoir travaillé pendant vingt ans à la radio, elle se consacre essentiellement à la peinture depuis 1998. À cette époque elle s’installe en Bourgogne. Elle est productrice-journaliste pendant quinze ans (1981-1997) de « Haute Tension » et de « Femmes à la Une » à RFI, ce qui l’amène à voyager en Afrique et au Proche Orient. Elle réalise aussi des documentaires pour France Culture. Elle est aujourd’hui consultante pour Académie RFI-France 24-MCD. Très jeune elle rencontre Pierre Tal Coat et un lien d’amitié les lie durant les dernières années de la vie du peintre. Ses visites à la Chartreuse Dormont la marqueront durablement. La peinture d’Annie Paule Thorel se développe dans le champ de l’abstraction, subtile synthèse entre Pierre Tal Coat et les récents courants de la peinture. Son travail montre son attachement au statut du tableau, avec une attention particulière à la qualité de la surface, ce qui l’amène à principalement utiliser l’encaustique, technique ancestrale et peu répandue. Elle réalise un vitrail commandé par la DRAC pour l’église de Gerland en 2007.
Ces dernières années, son travail a été visible à L’Atelier Cantoisel en 2007 et 2008, à l’Art dans les Chapelles en 2008, à la galerie L’Agart à Amilly en 2011, au Centre d’ Art Contemporain de Châtellerault en 2011-2012, à la galerie Jean Greset en 2012.

Plus d’info : site de la galerie Jean Greset

P.-S.

- Exposition du 20 mars au 27 avril 2013 ; entrée libre
- Vernissage le mercredi 20 mars 2013 de 16h à 21h
- Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h et sur rendez-vous ; nocturne jusqu’à 21h le jeudi 4 avril et ouverture exceptionnelle le dimanche 7 avril de 10h à 12h et de 14h à 17h
- Galerie Jean Greset, 7 rue Rivotte 25000 Besançon