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Tout garder ? Tout jeter ? Et réinventer ?
par Siloé PETILLAT
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Communiqué de presse :
L’exposition au musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin
De l’objet idolâtré, fétiche, aimé, conservé, à l’objet-déchet dont on se débarrasse sans aucun état d’âme, que peuvent bien nous apprendre les objets sur nous-mêmes, que laissent-ils transparaître de ce que nous sommes ?
L’exposition « Tout garder ? Tout jeter ? Et réinventer ? », présentée du 23 avril au 20 septembre au musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin à Dijon, pose un regard inédit sur notre société en laissant la "parole" à tous ces objets qui nous entourent. Des actions originales vont à la rencontre des publics, permettant d’instaurer des échanges autour d’une thématique universelle et au coeur d’une manifestation gratuite (sauf quelques exceptions). Une façon décalée de s’interroger sur l’un des enjeux de développement de nos sociétés face aux défis de ce IIIe millénaire.
Le musée des beaux-arts, le musée archéologique, le jardin des sciences, le musée de la vie bourguignonne, le musée d’art sacré et le musée Rude, chacun avec sa vision, ouvrent le dialogue au sein d’une exposition commune. Ils mettent en lumière la diversité des rapports que nous entretenons avec nos objets gardés, jetés, collectionnés, recyclés, réemployés, réinventés...
Une scénographie originale, composée d’ambiances sonores et visuelles contrastées, associe des objets de collection ou usuels et des œuvres d’art contemporain à travers huit espaces thématiques.

Accueilli par "Mr Bondieu" (œuvre de Patrick Van Caeckenbergh, 2001, collection Frac Bourgogne), singulier personnage sculpté à partir de marmites, le visiteur est invité à explorer les univers insolites des objets, leurs histoires, leurs rôles, leurs vies, leurs métamorphoses, et à imaginer ce qu’ils pourraient être demain.
Par ailleurs, deux artistes de Nü Köza ont investi le cloître du musée avec Installation plastique n°3, 2010. Api et Fabien Lédé ont créé une œuvre spécifique, constituée d’un savant assemblage aérien de bouteilles plastiques, associé à une série de cadres aux couleurs chatoyantes.
Les œuvres d’art contemporain réparties dans la ville
Toujours dans le cadre de la Biennale des musées de la métropole Rhin-Rhône "Utopies & Innovations 2010", le Consortium présente au sein de l’exposition dijonnaise Tout garder ? Tout jeter ? Et réinventer ? un ensemble d’œuvres dans différents espaces de la ville :
Lynda Benglis, The mother and the child (Double Fountain), 2007
Deux bras de sculpture en bronze prennent place dans le bassin du parc de l’Arquebuse, un travail de la matière, cher à Lynda Benglis.
Jardin du Muséum, 1 avenue Albert 1er (Pavillon de l’Arquebuse) et 14 rue Jehan de Marville (Pavillon du Raines)
Lilian Bourgeat, Piggy Bank 1 et 2, 1998
Une tirelire et son moule, en forme de cochon. De cet objet familier, issu de notre quotidien, l’artiste réalise une version monumentale et nous invite à réinterpréter le monde et son environnement.
Musée Rude, 8 rue Vaillant - à compter du 1er juin
Anita Molinero, Rendez-vous !, 2008
L’œuvre représente, derrière l’apparente banalité de
l’objet qui la compose - des cabines téléphoniques - une
installation singulière... Leurs lignes et leur géométrie
stricte contrastent avec « l’objet non-identifié »
qu’elles abritent...
Production Arts Le Havre ‘08, avec le soutien de France
Télécom / Orange
Cour de Bar, Musée des Beaux-Arts
Marc Handforth, Lampost, 2003
Mark Handforth se sert d’objets industriels et d’éléments de mobilier urbain avec une précision formelle évidente, au sein de processus d’assemblage ou de déconstruction inventifs.
cour intérieure de la Nef, 1 place du théâtre
Choi Jeong-Hwa, Anybody, Anything, Anywhere, 2004-2005
L’artiste a rassemblé les bannières publicitaires, imprimées numériquement, qui fleurissent partout dans les villes coréennes et sont habituellement détruites après usage pour créer cette œuvre.
Hôtel Bouchu d’Esterno, 1 rue Monge
Carl André, Outer Piece, 1983
Artiste éminent du minimalisme, Carl André, avec cette œuvre sobre aux lignes épurées, questionne notre perception des objets et leur rapport à l’espace.
Chapelle des Élus, Palais des États, 11 rue des Forges.
Plus d’info : site d’Utopies & Innovations
