Exposition - Ménétreux-le-Pitois (21)

Un Porc d’attache...
La Porcherie

par Siloé PETILLAT

L’exposition d’automne de La Porcherie, qui regroupe des travaux de Clara Perreaut, Julia Morlot, Julien Chateau, Ramya Chuon et Rémi Tamain, est l’occasion d’inaugurer La Porcipauté de la Porcherie.

Communiqué de presse :

Il est des navires qui, après de longues routes, jettent les amarres à bon port mais il est aussi des artistes qui, après moultes recherches, découvrent un nouveau porc...

C’est en partie sur une volonté très colombienne (Christophe Colomb, ne nous m’éprenons pas...) que l’idée de l’exposition d’automne à la porcherie est née. Bien évidemment le lieu est propice à l’idée porcine mais au-delà du caractère primaire de l’animal, transfigure une chose essentielle : L’unité, la bonhomie voire même la sympathie et la volonté plurielle d’avancer dans des recherches plastiques plutôt décomplexées. Ceci bien évidemment sans travers des uns et des autres, simplement le plaisir singulier de faire des cochonneries avec l’âme propre...

Que ce soit Ramya Chuon, Julien Chateau, Julia Morlot, Clara Perreaut ou même Rémi Tamain ; chacun a pris l’aventure comme un amusement ô combien compliqué. Effectivement, comment faire simple, avec des données simples mais justement en sortant des sentiers battus... Finalement, chacun devait découvrir le diamant noir qui sommeillait dans son esprit. Même si l’image porcine se laisse voir, des suggestions plus fines peuvent s’entrevoir. L’exemple des sculptures de Julia Morlot en est un exemple. En effet, au-delà des 185 pieds de porcs présents, ne pourrait-on pas voir une procession de pleurants ?

Et à l’instar de cela, les sculptures de Julien Chateau qui de prime abord n’entendent pas un cochon bien en chaire, laissent pourtant parler ses entrailles et sa surface... Oui, ces sculptures là font échos au bactéries de notre ami cochon et pire des nôtres aussi. Car en plus du foie que nous pouvons partager avec le grouikesque animal, il y a aussi les bactéries...

L’attache dans l’exposition est donc cet esprit sain et surtout ce porc sain... Qu’on l’idolâtre ou qu’on l’ignore. Facile me direz vous ? En effet, mais pour autant pas si simple que cela si l’on ne veut pas entrer dans des travers inutiles et faire tourner l’exposition et donc la structure même de la réflexion en eau de boudin...

L’exposition, en outre, a un autre projet, celui d’être la première depuis la définition d’un nouvel état : La Porcipauté de la Porcherie. Ce dernier, créé pour la défense de l’art, du lard et du pinard se veut un lieu d’échange. Que ce soit pour l’art contemporain qui est la base de la Porcipauté mais aussi, pour la gastronomie qui est un élément fédérateur, animant bon nombre de panses et de penseurs...

Par conséquent ce porc d’attache qui s’entendait initialement comme une virgule du parcours de la porcherie est plutôt comme une majuscule du nouveau tome qui commence à s’écrire.

Les artistes le savent, tout est bon dans le cochon mais si vous n’aimez pas ce petit porcelet-ci vous pourrez très bien passer outre et apprécier ce port là !

Cochon qui s’en dédit !

Rémi Tamain

Plus d’info : site de La Porcherie

P.-S.

- Exposition du 28 octobre au 9 décembre 2012 ; entrée libre
- Ouvert du jeudi au dimanche inclus de 14 à 19h ou sur rendez-vous
- La Porcherie, 22 route de Montbard 21150 Ménétreux-le-Pitois